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lundi 2 mai 2011

Radiohead – King of Limbs ou "Comment renflouer les caisses après quatre ans de disette"


Après quatre années de bons et loyaux services, le bon vieux quintet venu d’Oxford remet le couvert, il ressort ses vielles guitares et ses nouveaux ordinateurs pour nous livrer un album électrico-cérébral à nous donner un nouveau rhume des foins. Qu’on se le dise, si leur stratégie de lancement est à peu près semblable à celle de In Rainbows dont le lancement s’était effectué sur le net dans un premier temps puis, un mois plus tard, dans toutes les grandes surfaces locales, la similitude s’arrête là. En proposant le précédent opus à un prix variable selon l’humeur de l’acheteur, le groupe avait surpris beaucoup de monde en effet, cette démarche constituant alors un véritable pas en avant dans l’ère du téléchargement. Aujourd’hui cependant, c’est bel et bien à prix fixe que l’album est délivré, un prix qui pourra avoir l’impact désiré dans le portefeuille du gentil,  mais pauvre, petit consommateur (eh oui, c’est la crise, ne l’oublions pas…). On en revient donc à quelque chose de beaucoup plus terre à terre. Fini le bras d’honneur lancé aux majors et aux maisons de disques. On se range bien, là, comme il faut, et on fait comme on nous dit. Voilà qui en dit déjà long sur ce qui nous attend avec The King of Limbs et il n’y a pas franchement pas de quoi se réjouir…

mardi 26 avril 2011

Andrew Bird - Armchair Apocrypha ou "Comment vous plonger au plus profond des méandres de l'âme humaine"


Il apparait comme évident de nos jours que l’industrie agro-alimentaro-musicale n’est plus ce qu’elle était autrefois, à savoir une industrie qui nous faisait rêver en nous vendant ce qui était à la fois un produit ET de l’art. Ce n’est plus vraiment le cas avec les daubes sous vide à réchauffer au micro-onde qu’on nous sert aujourd’hui dans les rayons joliment achalandés de nos Virgin, Fnac et autres Super U locaux. Alors oui, vous me direz, à l’époque, on n’était pas à l’abri d’un message subliminal ou deux, voire pour les plus chanceux, d’un mauvais trip sous acide, mais c’était quand même autre chose que la soupe soporifique ou hypnotique à laquelle on a droit sur les ondes des radios libres de France et d’ailleurs. Fort heureusement, un groupe de rebelles résiste encore, cloitrés dans quelques labels indépendants qui osent encore laisser leurs artistes s’exprimer. Nul besoin de potion magique quelconque ou de stratégie marketing massive, ces gens-là répandent leur son à la manière des anciens, à savoir en tournant sur le globe et en jouant leur musique à leur audience. Parmi ceux-ci, il en est un qui roule sa bosse depuis maintenant près de 13 ans et qui, au fil des ans, a su devenir un des meilleurs, sinon LE meilleur performeur live du moment. C’est d’ailleurs lors d’une de ses représentations que j’ai découvert le bonhomme, dans une petite salle du sud de la France où il a envouté l’ensemble de son auditoire, à savoir les quelques 70 personnes présentes ce soir -là. Deux ans plus tard,  c’est avec joie que j’apprenais qu’il remplissait l’Olympia dans la tournée promouvant son Armchair Apocrypha dont j’ai choisi de vous parler aujourd’hui. C’est donc après le succès de The Mysterious Production Of Eggs et avec cet Armchair Apocrypha sorti moins de 2 ans plus tard, que Bird à continuer d’accroître son succès public et d’asseoir un succès critique acquis depuis longtemps, mais venons-en au fait…